Jn 3,1 à 21

Cinquième ensemble

Traduction JCT

dimanche 9 mai 2021


1 Il était

d’autre part,


un humain

parmi  les pharisiens,

(ek tôn pharisaiôn)


Nicodème

nom à lui,

chef (arkon) des Juifs,


2 celui-ci vint (elthèn) vers lui,


ténébreux (nuktos)


et dit à lui (autô),


rabbi

nous savons que


tu es un enseignant

(didaskalos)


venu de la part Dieu

(apo theou).


Personne,

en effet,

ne peut faire ces signes

(poiein tauta ta sèmeia)


que toi tu fais (a su poieis)


si le Dieu n’est pas avec lui

(ean mè o theos met autou).


3 Jésus répondit et lui dit

amèn amèn je dis à toi,


si un n’est pas

enfanté en  haut

(anôthen)


on ne peut voir (ou dunatai idein)

le royaume de Dieu.

( tèn basileian)


4 (Le) Nicodème lui dit,


de quelle manière  

un humain,

étant vieux (gerôn ôn)

peut-il être enfanté ?


Est-ce qu’il peut

dans le ventre

de sa mère

une deuxième fois

entrer

et être enfanté ?


5 Jésus répondit,

amèn amèn, je te dis,

si un (tis)

n’est pas enfanté

d’eau et d’esprit


(ex udatos et pneumatos),


on ne peut entrer

dans le royaume de Dieu.


6 Le étant né de la chair

est chair,

(to gegenèmenov ek tès sarkos)


le étant né de l’esprit (pneumatos)

est esprit (pneuma).


7 Ne sois pas étonné

que j’ai dit à toi


il vous faut

(dei  umas gennèthenai)

être enfantés

en haut (anôthen).


8 l’esprit (pneuma)


souffle (pnei)

où il veut (opou thelei)



et tu entends sa voix

(akoueis)

sa voix (phônè)

 

mais tu ne sais pas

d’où il vient (pothen erketai)


et où il va (pou upagei),


de cette manière 

(outôs)

est chaque


étant né de l’esprit (gegennèmenos ek tou pneumatos).



9 Nicodème répondit

et lui dit,


de quelle manière

(pôs dunatai)


cela peut-il avoir lieu 

(tauta genesthai) ?


10 Jésus répondit

et lui dit,

toi

tu es

l’enseignant d’Israël

(o didaskalos)


et cela

tu ne sais pas

(tauta ou ginôskeis) ?


11 Amen Amen

je te dis


que

de ce que nous savons

(oidamen)

nous parlons

(laloumen)


et de ce que

nous avons vu (eôrakamen)


nous témoignons

(marturoumen)


et le témoignage de nous

(marturian)


vous ne recevez pas (kai tèn marturian ou lambanete).


12 Si je  vous dis

les choses terrestres (epigeia)


et vous ne croyez pas

(ou pisteuete) ,


de quelle manière (pôs)

si je vous dis

les choses célestes (epourania)

croirez- vous (pisteusete) ?




13 Ou personne

n’est monté au ciel

(anabebèken eis ton ouranon)


sinon le

du ciel

étant descendu

(o ek tou ouranou katabas)


le fils de l’humain

(o uios tou anthropou).


14 Et comme

(kathôs)Moïse

éleva (upsôsen)


le serpent (ton ophin)

dans le désert,


de même (outôs)

il faut que


le fils de l’humain soit élevé (upsôthènai)

 

15 afin que

tout le croyant en lui

(pas o pisteuôn en autô)


ait vie éternelle

(zoen aiônion).


16 en effet (outôs)

de cette manière


le dieu a aimé (ègapèsen)

 

l’univers (kosmon)


en sorte qu’il donne le fils (edoken


le né un (monogenès),


pour que tout le

croyant en lui

(pas o pisteuôn en autô)


ne soit pas perdu

(mè apolètai)


mais qu’il ait

vie éternelle

(zôèn aiônion).


17 Certes pas

le dieu

envoie le fils


dans l’univers

pour qu’il juge

(ina krinè)


le monde

(ton kosmon)

mais pour que

le monde

soit sauvé par lui

(alla ina sôthè).


18 le croyant en lui

(o pisteuôn eis auton)


n’est pas jugé (ou krinetai),


par contre  le non croyant

(o de mè pisteuôn)

 

a déjà été jugé

(èdè kekritai)


parce qu’il n’a pas cru

(oti mè pepisteuken)


au nom du né un

fils de Dieu

(eis to onoma tou monogenous)



19 D’autre part

ceci est le jugement

(autè de estin è krisis)


la lumière (to phôs)

est venue dans l’univers (kosmon)


et les humains

( kai ègapèsan oi anthrôpoi)


aimèrent plus

(mallon ègapèsan)

la ténèbre

(to skotos)


que la lumière :

en effet leurs œuvres

étaient mauvaises


(èn gar autôn ponèra ta erga)



20 En effet

chaque faisant le pervers 

(prasôn phaula)


hait la lumière

(misei to phôs)

et ne vient pas auprès de la lumière,


(pros to phôs)


afin que les œuvres de lui

ne soient pas démasquée

(ina mè elegtèn).


21 Par contre,


le faisant la vérité

( o de poiôn alètheian)


vient auprès de la lumière (erketai pros to phôs)


afin que soient manifestées

(ina phanerôthè)


ses œuvres,


car en dieu

elles sont œuvrées

(oti en theô eirgasmena).

 



Commentaires en attente


Les versets 16 à 18  sont d'une grande importance. La même affirmation revient dans les Lettres de Jean.


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Jn 3, 22 à 36

Sixième ensemble



22 Après ces choses

(meta tauta)


Jésus,

et ses disciples

(kai oi mathètai autou)


vint vers

la terre judéenne

(èlthen eis tèn ioudaian gèn)


et là il séjournait

(kai ekei dietriben)


23 De son côté


Jean

était baptisant

(èn de kai o johannès baptizôn)


à Enon (en ainôn)


(eggus tou saleim)

près de Salim


(oti udata polla)

parce beaucoup d'eau

(kai pareginonto)


et ils arrivaient

(kai ebaptizonto)


et ils étaient baptisés.


24 le Jean en effet

n'avait pas encore

été jeté en prison

(oupô gar èn beblèmenos

eis tèn phulaken).



25 Advint alors  un débat

(egeneto oun zètèsis)


d'entre

les disciples de Jean

(ek tôn mathètôn)

avec un Juif

(meta ioudaiou)


au sujet de  purification

(peri katharismou).


26 Et ils vinrent

vers le Jean

(kai elthon

pros ton johannèn)

et ils dirent

(kai eipan):


Rabbi

le qui était avec toi

de l'autre côté du jourdain

(os èn meta sou peran tou jordanou)


pour qui toi

tu as témoigné

(ô su memarturèkas)


voici celui-ci baptise

(ide outos baptizei) 

et tous vont vers lui

(kai pantes erkontai pros auton


27 Jean répondit et dit:


«un humain ne peut pas recevoir une seule chose

(ou dunatai anthrôpos lambanein oude en)


si cela ne lui est pas

donné du ciel

(ean mè è dedomenon ek tou ouranou).


28 vous-mêmes vous témoignez pour moi

(autoi umeis moi martureite)


que j'ai dit que

je ne suis pas le christ

(oti ouk eimi egô o christos)


mais que je suis envoyé

devant celui-là

(alla oti apestalmenos emprosthèn ekeinou).


29 Celui ayant la mariée marié

(ekôn tèn numphèn numphios)


et l'ami du marié

(o de philos tou numphiou)


celui se tenant et écoutant

(o estèkôs kai akouôn autou)


se réjouit de joie

(kara kairei)


à cause de la voix

du marié

(dia tèn phônèn tou numphiou)


Celle-ci donc ma  joie

(autè oun è kara è emè)


est remplie (peplèrôtai)


30 Celui-là doit grandir

(ekeinon dei auxanein)


et moi diminuer

(eme de elattousthai)


31 Celui venant

d'en haut

(o anôthen erkomenos)


est au-dessus de tous,


celui étant de la terre

est de la terre

(o ôn ek tès gès ek tès gès estin)


et parle de la terre

(ek tès gès lalei).


Celui venant du ciel

(o ek tou ouranou erkomenos)

est au-dessus de tous

(epanô pantôn estin)



32 Il témoigne de ce

qu'il a vu et entendu

(o eôraken kai akousen marturei)


et personne ne reçoit

son témoignage

(kai tèn marturian autou oudeis lambanei)


33 Celui ayant reçu

son témoignage

(o labôn autou tèn marturian)


a certifié que le

dieu est vrai.

(esphragisen oti o theos alèthès estin).



34 En effet celui que

le Dieu a envoyé

dit les paroles de Dieu

 

(on gar apesteilen o theos)


en effet il ne donne

pas l'esprit avec mesure.

(ou gar ek metrou

didôsin to pneuma)


35 Le Père aime le Fils

et a donné toutes choses dans sa main

(o pater agapa ton uion

kai panta dedôken

en tè keiri autou)



36 Le croyant en le fils

a  vie éternelle

(o pisteuôn eis ton uion

ekei zôèn aiônion)

 

celui ne faisant

pas confiance au Fils

(o de apeithôn)


ne verra pas la vie,

(ouk opsetai zôèn)


mais la colère de dieu

demeure sur lui

(alla è orgè tou theou

menei ep'auton).




Commentaires en attente

Relire sur le témoignage de Jean,

Jn 1,19 à 27 

Les versets 31 à 38 sont-ils de la bouche de Jean le baptiseur ?

ou plus probablement de Jésus, rapportés par l'évangéliste JEAN


Commentaire de la descente de croix de RUBENS

Ce tableau fait suite à La Descente de croix commandée en 1611 et réalisée entre 1612 et 1614 par Rubens pour le retable de la cathédrale d'Anvers. Cette dernière est toutefois inscrite dans un triptyque quand le tableau de Lille, qui provient du maître-autel du couvent des capucins de la ville, est le premier retable composé d'un seul panneau. Il fait partie des saisies révolutionnaires et figure dans l'inventaire du musée établi en 17951.


Dix personnages sont représentés sur la toile,

dont le Christ,  au centre de la composition,

enveloppé dans un grand drap blanc (le linceul?).


On y voit Nicodème

et Joseph d'Arimathie,

tous deux membres du Sanhédrin,


détachant de la croix,

avec l'aide d'un serviteur,

le corps du Christ  

soutenu par Jean  .

dont la tête est toute

proche de la plaie du Christ

produite par le coup de lance.


Jean semble soutenir tout le poids

du corps du Christ.

Rubens lui a donné un rôle central,

le drapant de vert et de rouge.


Au pied de la croix se trouvent les trois Marie,


la Vierge Marie,

tenant le haut du bras de Jésus,


Très jeune,

en-dessous de Marie

la femme de Cléophas.


Marie-Madeleine et

Marie Cléophas.


Par la gauche, une vieille femme,

qui ne figure pas dans l'esquisse préparatoire,

entre dans la toile.


En arrière-plan, en haut à droite,

un personnage descend l'échelle

sur laquelle est juché Joseph d'Arimathie.


La Madeleine, dans sa robe au  drapé blanc et jaune,

occupe une place importante

dans la partie basse de la peinture.


Elle embrasse le dos de la main droite

du Christ.


S'y ajoutent,

tout à fait en bas,

la bassine de cuivre,

la couronne d'épines,

le périzonium taché de sang,

l'éponge et les clous

formant

une nature morte

en bas du tableau.



Infos, chronologie, localisation




La rencontre a lieu probablement à 

Jerusalem


 


Printemps de l'année 28

 





























































































































































En Judée



Près de Aenon,

au bord du Jourdain


Voir carte



après la Pâque

de l'année 28



( Marc 6, 12 à 29)